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le domaine des GRANDES TERRES  : 1956 - 2017...60 ans

 
infos-utiles

(en cours d'élaboration ; maj : 09/12/2017) 

 
 

    "Présence de la nature dans la ville, autour de nos labeurs et de nos divertissements, arbres, compagnons millénaires de l'homme, soleil, espace et nature, je les ai reconnus comme les matériaux fondamentaux de l'urbanisme, porteurs de joies essentielles."
Le Corbusier - 1937 - "Quand les cathédrales étaient blanches"

 
 
Table des matières :

  Résumé de l'historique du domaine des Grandes Terres en images 

 _ à lire impérativement: ''Béton armé et logement collectif en région parisienne...1930-2000" (maj:09/12/2017)

  1 - introduction (texte de la conversation entre Mme Martine Lods -fille de Marcel Lods- et Mr Lucien Reversat)

  2 - le terrain 

  3 - programme du promoteur et des architectes 

  4 - 1er projet 

  5 - projet définitif  (maj : 22/05/2014)

  6 - la construction et les premiers arrivants..('extrait d'un courrier de la nièce de Jean-Jacques Honegger)

  7 - la chaufferie  (maj : 01/10/2008)

  8 - le centre commercial  (maj : 30/11/2016)

  9 - les écoles  (maj : 13/10/2008)

  10 - l'église Saint Thibaut 

  11 - la gestion des Grandes Terres  (maj : 11/12/2016)

  12 - les grands "noms" des Grandes Terres  (les visionnaires et les constructeurs du domaine des Grandes Terres) 

  13 - la charte d'Athènes 

  14 - les grands travaux de rénovation des Grandes Terres (en cours d'élaboration; maj : 01/10/2008)

 

 
 

   1 - introduction :

 

    C'était bien avant...un terrain habité depuis la préhistoire....(cliquez sur la photo)

 

        La parcelle des Grandes Terres fut longuement exploitée pour l'agriculture....(cliquez sur les photos)

            

            



Texte de Mr Lucien Reversat (président de l'USGT 1977-1983) à l'occasion du Quart de siècle des Grandes Terres : (Gazette n° 269 - décembre 1999)

        Il y a cinq ans environ, je bavardais avec Martine Lods : nous parlions de son père Marcel Lods (1891-1978), décédé depuis peu dans sa 88ème année.

Marcel LODS

 De fil en aiguille, notre conversation s'orienta sur les Grandes Terres et Martine me raconta ce souvenir d'enfance :
        "J'étais encore gamine et, au début du printemps, mon père m'emmena, par une matinée fraîche, dans une propriété qu'il avait découverte près de trente ans auparavant au cours des promenades à vélo qu'il faisait en banlieue parisienne. Ce terrain lui plaisait et il souhaitait pouvoir y construire un jour un grand ensemble immobilier.
        Dans un parc, revenu à l'état sauvage, vieillissait, assez mal il faut le dire, une de ces grandes bâtisses, prototype de l'habitation bourgeoise de la fin du XIXème siècle (certains marlychois avaient baptisé cette maison 'le Manoir).

le "Manoir"
               
      Du rez-de-chaussée, il avait aménagé une pièce où il aimait venir travailler ; elle était humide et sombre, un vieux poêle ne parvenait pas à tiédir l'atmosphère, une simple ampoule au bout d'un fil éclairait à peine une table à dessins encombrée de plans auxquels, à l'époque je ne comprenais pas grand chose en dépit des explications qu'il me donnait.
      Je le laissais à ses chères études et je sortis : la maison occupait une vaste pelouse au sommet d'une colline, dominant la vallée de la Seine. Au-delà d'une allée, bordée d'arbres, le terrain s'inclinait et vers le bas, la pente, relativement raide, se perdait dans un taillis quasi inextricable.

      Suivant cette allée, je perdais bientôt la maison de vue et je me trouvais dans un paysage tout à fait sauvage, désert, abandonné. Une barrière de bois vermoulu donnait accès à une prairie hirsute où s'égaillaient quelques pommiers, noirs encore de l'hiver et un cerisier que le printemps blanchissait déjà. Des oiseaux, silencieux à mon approche, se répondaient dès que je m'étais éloignée. Sur tout cela flottaient de froides coulées de brouillard que le soleil déchiquetait peu à peu.

       Au-delà, le bois, envahi de ronces, d'orties, de grandes lianes de clématites, était impénétrable. Je me souviens clairement de mon impression de tristesse, d'abandon qui se dégageait de ce lieu. Tout en marchant, je m'efforçais d'imaginer, à partir des quelques propos de mon père, ce qu'il allait faire de tout ça ; il me semblait impensable, presque choquant, que cet endroit si triste, si désert - et par certains côtés si beau, si romantique - puisse devenir autre chose que ce qu'il était ce jour-là ; je vous avoue que j'avais même un peu peur.

     Agir sur les choses, les modifier, les transformer, c'est courir le risque de les détruire, c'est :
            - le risque de l'échec
            - et aussi l'espoir de la réussite"

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 2 - le terrain :


     
Au-delà de la voie ferrée, à l'extrême nord de la commune de Marly le Roi, très isolé, se situe un éperon calcaire qui domine la vallée de la Seine. Il fait partie des hauteurs de la rive gauche qui, de Rueil à Saint-Germain et Maisons-Laffitte, oblige la Seine à dessiner sa grande boucle de Chatou à Cormeilles-en-Parisis, avant de poursuivre sa course vers l'ouest. Il avance en coin entre les deux communes de Port-Marly, à l'est, du Pecq à l'ouest ; seul le longe du nord au sud le chemin qui va de Versailles à Saint-Germain.

    Ce mouvement de terrain se raccorde en pente douce par le domaine de Grandchamps et de l'Etang-la-Ville aux hauteurs de Mareil-Marly ; au fond de ce thalwegg s'écoule vers la Seine le ru du Val de Cruye. Les pentes vers le Port-Marly sont plus raides, à leur pied se situe la route nationale n°13 qui va de Paris à Mantes et vers la Normandie.

     Surplombant d'une cinquantaine de mètres la vallée de la Seine, il offre des vues étendues sur la plaine de Chatou et du Vésinet et au-delà de Montesson, sur Sartrouville et les carrières de Cormeilles ; vers l'est on découvre Paris et le mont Valérien ; à l'ouest il est sensiblement au même niveau que la terrasse du château de Saint-Germain. Vers le sud, ce sont les hauteurs de Marly et de la forêt.
     Ce terrain, d'une superficie de 30 hectares, est, en 1955, d'une valeur agricole très faible ; quelques vergers et jardins subsistent dans la partie est ; au sud ce n'est qu'une maigre prairie où paissent quelques vaches et chevaux. Des marronniers et surtout des taillis prolongent l'ancien parc du château de Monte-Cristo, ancienne propriété d'Alexandre Dumas père, quelque peu laissée à l'abandon.

 photo aérienne IGN_1923

 

    Il est pratiquement libre de toute construction importante, hors la bâtisse citée précédemment et quelques bâtiments de ferme très délabrés, étables et porcheries, situés à proximité de la route de Saint-Germain.

    Sa situation est privilégiée, au-dessus des brumes de la vallée, bien ventilée par les vents d'ouest qui se seront vivifiés en passant au-dessus des forêts de Saint-Germain et de Marly.

   Sur le plan parcellaire, ce terrain est dénommé "les Grandes Terres". Au début du XIX ème siècle, ce nom figurait de l'autre côté de la route de Saint-Germain, à la limite de la commune du Pecq, où se situe aujourd'hui les pavillons de la Dubinière et les Monferrands dans la partie fortement pentue située à l'est sur la commune de Port-Marly ; d'autres lieux-dits sont mentionnés : les Lampes, les Aubades, les Sablons du Mississipi, etc.

 plan cadastral


   Il faut mentionner que ce terrain fut habité au temps de l'âge de pierre ; des vestiges ont été découverts en 1848, dolmen et atelier de silex taillés, puis peu avant la Grande Guerre, au lieu-dit les Lampes, deux tombes de pierre gallo-romaines, creusées en auge, ont été mise au jour. Les circonstances politiques n'ont pas permis de développer ces fouilles ; cependant, des pierres taillées, des outils en silex ont été déposés au musée de Saint-Germain

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3 - programme du promoteur et des architectes :

       Vers les années 50, Mr André Manera, promoteur et maître d'ouvrage, fait appel à un groupe d'architectes pour étudier la construction, sur la parcelle "les Grandes Terres", d'un groupe d'habitations au sens où l'entend la charte d'Athènes.

        Cette charte a été établie par un groupe international d'architectes pour la réalisation des problèmes architecturaux contemporains, au cours d'un congrès à Athènes. Elle est issue d'un rapport fait par Le Corbusier (Mr Marcel Lods y a participé) voulant réagir contre une architecture trop formelle qu'il estime dépassée et inadaptée aux techniques nouvelles. Elle est rendue publique en 1941.

       Il ne faut pas négliger le problème du logis au bénéfice d'une architecture purement somptuaire ; l'urbanisme ne peut plus obéir aux seules règles d'un esthétisme gratuit. Il faut rendre au logement sa dignité, la cellule de base étant le logis proprement dit ; celui-ci est intégré dans une cellule d'habitation qui doit permettre la réalisation de quatre fonctions fondamentales :
 _1 - habiter
 _2 - travailler
 _3 - se recréer
 _4 - circuler

       En 1950, la fonction "travail" n'est pas réalisable à Marly ; le promoteur et les architectes envisagent alors de créer une unité de voisinage, c'est-à-dire un ensemble de forte densité de logements ; y sera adjoint tout ce qui est nécessaire à la vie quotidienne - sauf le travail extérieur - soit des écoles, des commerces, des services publics (poste, banque), une église, des restaurants, des espaces aménagés pour les loisirs, les jeux des enfants, les promenades, les équipements sportifs, etc.

     Les logements seront largement ouverts sur l'extérieur pour recevoir le soleil et la lumière. La charte indique que tout logement doit avoir au minimun trois heures d'ensoleillement journalier - pour communiquer avec la nature et la verdure - "l'arbre, a dit Le Corbusier, est le compagnon de l'homme".....un exemple...

vue de la cuisine

vue du balcon

vue d'une chambre


    Ils seront protégés du bruit, toute circulation mécanique doit être rejetée à l'extérieur de l'ensemble résidentiel, sur C.D.7, sur une route à construire à l'extérieur en dehors de la résidence. Le problème du travail reste à résoudre : il ne présente pas de difficultés insurmontables. ; que ce soit par la nationale 13, par l'autoroute de l'ouest, les Grandes Terres ne sont qu'à 15 ou 20 kilomètres de l'Etoile, soit une durée de trajet de vingt à trente minutes ( on est en 1950, la circulation automobile n'a pas encore atteint celle que nous connaissons aujourd'hui). Par le train, la gare Saint Lazare n'est qu'à trente minutes.
 

     La résidence des Grandes Terres sera un ensemble de 2000 logements destiné, principalement, aux cadres moyens. Peu de chose n'a été fait pour eux depuis la guerre. Les architectes définissent ainsi leur clientèle, - de la 4CV à la 203 -.

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4 - premier projet

   

       En 1952, est étudié un premier projet : il ne s'agit pas de construire 'à l'ancienne', mais de profiter des techniques modernes, qui permettent la construction de bâtiments hauts, ainsi la plus grande partie du terrain reste dégagée et permet des aménagements divers, notamment des espaces verts.

        2000 appartements sont envisagés, répartis en 4 bâtiments de 16 étages - soit moins de 50 mètres de hauteur - et d'une 'tour' de 79 mètres dans la partie déclive du terrain, où se situent aujourd'hui les squares de Monte-Cristo et de Montferrands. Un espace de 70 mètres sépare  chaque bâtiment, ce qui élimine les problèmes de voisinage et donne des vues très étendues, en particulier pour les logements d'extrémité.

    Les bâtiments ont leur axe orienté nord-sud, ce qui donne l'ensoleillement optimal pour les façades qui sont ainsi exposées est-ouest ; l'immeuble le plus à l'est est une longue barre de 380 mètres et donne aux habitants une vue très étendue sur la vallée de la Seine et Paris.

      Le centre commercial, la salle de spectacles sont situés en bordure du C.D.7 ; le lycée dans la partie sud du terrain. La circulation mécanique est rejetée en périphérie de la résidence, ainsi que les parkings.

     Les 94% de la surface du terrain, qui restent libres, sont aménagés en jardin à la française entre les bâtiments, en espace à l'anglaise pour le reste ; celle-ci sera agrémentée de bassins, de terrains de jeux et de sports. Des arbres de hautes tiges seront plantés : ils couperont la hauteur des bâtiments et permettront des circuits de promenades ombragés.

     Ce projet est vivement controversé : il y a disproportion  entre les bâtiments et leur socle, la ligne de colline constituant la rive gauche de la Seine est cassée. De nombreuses visites sur place ont lieu, la matérialisation de la hauteur des bâtiments est faite par ballonnets.

      Les architectes des bâtiments de France, le Comité d'Aménagement de la Région Parisien (C.A.R.P.) ne ménagent pas leurs critiques : les immeubles dénaturent le paysage, ils sont beaucoup trop visibles de la terrasse de Saint-Germain, ils gênent la perspective du parc du château de Marly, etc.

     Bref le permis de construire est refusé ; seuls pourront être admis des bâtiments ne dépassant pas les 15 mètres - soit 5 niveaux (R + 4) - quelle que soit leur implantation sur le terrain

maquette

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5 - projet définitif

    Les concepteurs ne modifient pas l'essentiel de leur idée directrice, mais se soumettent aux impératifs qui leur ont été donnés : l'ensemble sera de densité réduite, le nombre de logements est de 1224, puis porté à 1470 en 1955 :
    - ils sont répartis en 27 immeubles, type R+4 (rez-de-chaussée + 4 étages). Le permis de construire est accordé le 29 février 1956.

                      

plan logement est-ouest

plan sous-sols

plan logement nord-sud

 

2ème projet 

photo aérienne ...1962

            

     Groupées en 9 unités, chacune constituant un square : 2 bâtiments longs avec façades à l'est et à l'ouest, 1 bâtiment nord-sud plus petit. Les constructions sont réparties en périphérie du terrain de façon à dégager au maximun un parc central. Leur emprise occupe environ 10% de la surface du terrain, laissant ainsi un espace libre d'environ 20 hectares.

    La distance séparant les deux bâtiments longs est de 70 mètres : un bassin et un terrain de jeux pour les tout petits y sont aménagés :

bassin 'hier'

bassin 'aujourd'hui'

terrain de jeux 'hier'

 terraind de jeux 'aujourd'hui'

    Le parc central s'étire au centre du fer à cheval ainsi créé ; les aires de jeux et 5 terrains de tennis y sont aménagés :

terrains de tennis "hier" 

terrains de tennis "aujourd'hui"

   Un projet présenté au conseil de surveillance, en 1960, envisageait des équipements plus nombreux encore : terrains de volley, de basket, jeux de boules et golf miniature, il était même question d'une piscine, pour des raisons financières, ce projet n'a pas abouti. 
   Plus tard, 2 terrains de volley (pouvant être converti en mini-terrain de tennis pour les enfants), un terrain de jeux de boules et deux tables de ping-pong ont été aménagés.
 

terrain de volley-ball 1987

terrain de mini-tennis 1987

 Au cours de l'été 2010, la réfection des terrains omnisports 6-7 est entreprise après la destruction du mur de séparation des deux terrains servant pour l'entraînement au tennis ou au support du panier de basket (coût=5 000+73 0000 euros)

le chantier ''terrains omnisports'' en 2010
 

 

le terrain de boules 1987

les tables de ping-pong

le chantier ''terrain de boules'' en 2014

 

     Parc central et squares sont abondamment plantés d'arbres (voir par square 'hier et aujourd'hui). Ainsi comme l'écrivait Le Corbusier dans son ouvrage sur la Cité Radieuse, "la nature peut entrer dans le logement et participer à la vie".

     Cette disposition générale permet d'éliminer toute circulation mécanique à l'intérieur de la résidence ; les zones de stationnement des véhicules sont également situées à l'extérieur. Cependant, une route, dite route "pompier", a dû être créée au pourtour du parc central pour des raisons de sécurité : les secours, les ambulances, les déménagements peuvent avoir accès aux bâtiments intérieurs qui n'ont pas de liaison directe avec les voies de circulation normale. L'utilisation de cette route intérieure est contrôlée et limitée.

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 6 - la construction et les premiers arrivants

     - Résumé :  

       1. ARRETE délivré par le Préfet en date du 13 ,juin 1955, modifié le 23 février 1956, concernant le cahier des charges de l'ensemble immobilier "Le Domaine des Grandes Terres à Marly le Roi".

       2. CONSTITUTION des Société Civiles Immobilières de Construction (SCIC) Marly Grandes Terres A, B, C, D, E, F, G, H, I, le 17 décembre 1955 ( K ultérieurement ).
Objet : - acquisition de terrains - construction d'immeubles (27 bâtiments pour 78 escaliers) - opération facilitant l'obtention de crédit - toutes opérations utiles à la réalisation de l'objet social.
Siège Social domicilié à l'adresse du promoteur MANERA.

       3. PROJET DE CONSTRUCTION ENTRE LES SCIC
a) Projet de construction entre les SCIC Marly Grandes Terres A à I : Cahier des charges établi le 26 décembre 1956, approuvé par le Préfet le 27 décembre 1956 et contenant les statuts de l'Association Syndicale régissant l'ensemble immobilier.
b) Création de l'Association Syndicale libre des propriétaires du Domaine des Grandes Terres, par le promoteur, le 26 décembre 1956. Objet : - exécution des travaux, - garde et entretien des ouvrages, - jouissance, réglementation, administration organisation et mise en œuvre des servitudes, charges et conditions résultantes.
 

      4. PARTAGE ENTRE LES SCIC le 27 décembre 1956
 

       5. CONSTRUCTION DES IMMEUBLES DES SQUARES
           - Permis de construire délivré le 5 juillet 1955, puis modifié le 7 septembre 1955 et le 29 février 1956,
           - Construction de 27 bâtiments avec 78 escaliers de mars 1956 à août 1961, soit une durée totale des travaux de 5 ans
              et demi,
           - Achèvement du premier square le 7 septembre 1957, achèvement du dernier square le 3 février 1961.
 

       6. DISSOLUTION DES SCIC Elle a été acquise par retraits partiels successifs, après réception définitive, soit entre le
           23 novembre 1961 et le 5 octobre 1962, et le 6 juillet 1965 pour le square K.

 

 

      Ainsi les travaux commencent en mars 1956 et, le 31 décembre 1957, le square des Sablons est occupé ; en 1958, c'est le square des Villebenettes et le rythme se poursuit régulièrement, sans gros à-coup ; les 9 squares seront terminés en février 1961. (cliquez sur les miniatures) - voir aussi 'historique par les photos'

photo aérienne avril 1957 (Copyright_IGN)

début 1960

 

     Il faut dire que la souscription des logements va bon train - le prix est fort intéressant.

      L'appartement témoin : celui-ci permet de situer le "Manoir" lequel devait se situé à l'angle de l'extrémité sud du bâtiment ouest du square des Montferrands. Rappelons que cet appartement "témoin" est devenu plus tard le bureau de gestion des Grandes Terres vers 1990 puis, en 1996, il a été agrandi.

       - mais cela n'explique pas tout.

      Dans son ouvrage sur "le métier d'architecte", Marcel Lods explique longuement sa conception de la construction qui, il faut le dire, est assez révolutionnaire à l'époque. Il a fait un essai avant la guerre et ce fut concluant mais vu les circonstances, les pouvoirs publics ne lui donnent pas le "feu vert".

    Le grand principe est qu'il faut industrialiser le bâtiment, ce qui aura l'énorme avantage d'en diminuer le coût et permettra de raccourcir la durée de construction. Ce principe a d'ailleurs été repris, il y a environ 5 ans et des équipes d'architectes et d'ingénieurs, d'industriels à définir et à à réaliser ce qu'on appelle les "composants". Ce système est particulièrement intéressant lorsqu'il s'agit d'un ensemble important de logements - ce qui est le cas des Grandes Terres - puisque les tâches répétitives et fastidieuses peuvent être supprimées.

    Pour arriver à ce résultat, il est indispensable de respecter trois disciplines : études prolongées, essais répétés, création d'outillage à grand rendement. L'emploi de moyens industriels à grand rendement pourra faire baisser le prix du bâtiment.
Mais il est aussi indispensable d'étudier minutieusement le passage du particulier au général : composer la pièce, l'intégrer dans le logement, celui-ci dans le bâtiment et enfin ce dernier dans le quartier par un plan de situation et un plan de masse, qui relèvent évidemment de la composition architecturale.

    De là découlera la préfabrication des éléments en un petit nombre de types mais en grand nombre d'exemplaires ; il est bien évident que l'assemblage de ces éléments aura été soigneusement mis au point de façon à permettre le maximun de continuité. La machine aura accompli les besognes les plus fastidieuses, l'homme pourra ensuite se réserver l'exécution d'actes pouvant lui donner une satisfaction de l'oeuvre réalisée.

    La parfaite entente entre Mr Manera, maître d'ouvrage, et Mr Lods, maître d'oeuvre, a permis d'effectuer les 1470 logements des Grandes Terres, suivant ce procédé particulier.
    Devant ce fait nouveau, le chantier devenait expérimental et durant les quatre ans d'exécution, nombreuses furent les visites : écoles d'ingénieurs, école supérieure technique du génie de Versailles, délégations étrangères aussi, conduites par le ministère de la construction.

    Tout était donc préfabriqué, même la plomberie et aussi les éléments de fermeture des logements. C'était la première fois qu'étaient utilisés des panneaux de façade pour habitation : ils comportent allège et menuiserie sur toute la largeur de la pièce. Ils arrivent entièrement montés de Niederbronn, en Alsace, fabriqués par la société De Dietrich. Ils sont boulonnés dans des douilles de fixation prévues dans le gros-oeuvre, ce qui élimine le façonnage sur place de trous et de scellements.
 



    Ces baies sont largement ouverts sur l'extérieur et permettent un ensoleillement idéal, ainsi que des vues permanentes sur la nature environnante ; assez pauvres dans les premières années...(photos), les plantations et les arbres aujourd'hui sont tout le charme des Grandes Terres, que bien souvent nous envient les visiteurs.

   
    En 1959, lors de l'exposition nationale et internationale du logement et du concours de l'Oscar du Logeco, les Grandes Terres obtiennent le premier prix de la catégorie D, ensemble collectif de plus de 500 logements


...Souvenir de la construction des Grandes Terres :..
(extrait d'un courrier-12/01/2001- de la nièce de Jean-Jacques HONEGER évoquant sa vie sur le domaine de 1956 à 1963)

     Je fus la première secrétaire du domaine. J'ai travaillé pour Messieurs André MANERA, Raymond LE MAISTRE, Marcel LODS, Robert CRETEGNY, et j'ai connu tous les grands entrepreneurs BOUSSIRON, NESSI-BIGEAULT et SMITHT, CHAMPETIER de RIBES, GIBERT-OSTERMANN, DE DIETRICH, et j'en passe.

    Tous les lundis après-midi, un important rendez-vous de chantier voyait arriver tous ces messieurs, y compris Jean-Jacques HONEGER qui prit chaque semaine et durant des années, le vol Genève-Paris, pour y assister et rester à Marly le nombre de jours nécessaires afin de régler avec Marcel LODS les divers problèmes qui bien évidemment ne pouvaient attendre.

 

  J'ai connu le "Manoir" où étaient installés nos bureaux. Construit au sommet d'une colline, on y accédait par une belle allée campagnarde montant de la vieille ferme vers Monte-Cristo, en bordure de la route à l'entrée officielle du domaine. On stockait là des éléments de construction et certains ouvriers y logeaient.

 

      L'ensemble des terrains n'étaient plus exploités et là où se situent les squares de Monte-Cristo, des Montferrands, de Versailles et la chaufferie croissait une sorte de jungle de broussailles, d'épineux, d'arbres fruitiers très vieux, tout cela rejoignant les terres d'Alexandre Dumas qui étaient dans le même état.
 

IGN_1957

     Les premiers ouvriers saisonniers, je les ai vus débarquer par le train à la gare de Marly. Dieu sait s'ils étaient nombreux pour un chantier de cette importance. Un village de baraquements-dortoirs leur était réservé.

     J'ai vécu des mois de ronronnement phénoménal de l'incessant ballet des scrapers, bulldozers et autres turnapulls qui effectuaient des terrassements.
     J'ai subi, comme tout le monde, des périodes de pluie incessante qui transformaient les chemins de chantier en des bourbiers monumentaux où des camions énormes s'enlisaient et que l'on tirait d'affaire (parfois à des heures avancées de la nuit) grâce à un stock impressionnant de plaques d'envol...
     J'ai connu la cantine MOREL, installée à demeure, travaillant matin, midi et soir , sans relâche, à plein rendement, pour nourrir toute la population technique qui vivait sur le site...

    Les premiers habitants arrivent au cours du mois de juillet 1957 au square des Sablons....

                           

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7 - la centrale thermique

     La centrale thermique est excentrée par rapport aux bâtiments (localisation). Elle est dissimulée dans la verdure, de l'autre côté de la route circulaire. Cette situation déterminée en fonction des vents dominants, venant de l'ouest, élimine pour les habitants les problèmes de fumées, de poussières, de bruits.

 
Le chauffage des appartements est assuré par rayonnement des planchers (1/3) et des plafonds (2/3) dans lesquels sont noyés des serpentins de canalisations remplis d'eau. Cette eau est chauffée dans des échangeurs situés dans les sous-sols des bâtiments "nord-sud" et la quantité de chaleur nécessaire au logement est fournie à raison d'un tiers par le plancher, deux tiers par le plafond. Cette règle doit être rigoureusement respectée pour éviter à la maîtresse de maison, souvent contrainte à de longues stations debout, d'avoir les pieds trop chauds. 
      Les premières réalisations de ce type de chauffage avaient en effet été à l'origine de troubles circulatoires dans les jambes, d'où la règle citée ci-dessus pour pallier ces inconvénients.
   

hier

aujourd'hui



     5 chaudières de 3 millions de calories/heure envoient de l'eau sous pression à 180°C dans un réseau primaire jusqu'aux échangeurs situés dans les "nord-sud", où ils transmettent les calories au réseau secondaire du chauffage et assure également le service de l'eau chaude sanitaire. Soulignons que les locaux du centre commercial ainsi que les écoles sont chauffés par cette centrale thermique.

    . Depuis sa construction, cette "centrale thermique" a nécessité deux importantes rénovations :

  - la première en 1972-1973
  - la seconde en 1998-1999
   (voir le chapitre sur les Grands Travaux)

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   8 - le centre commercial : (en photos)

vue aérienne vers 1962

le centre commercial vers1968

   

     Il a été indiqué ci-dessus que, l'unité de voisinage doit avoir, en prolongement des logements, tout ce qui est nécessaire à la vie quotidienne. Certes ce nécessaire existe à Marly, au centre du village, soit environ à 2 km des Grandes Terres, ce qui risque de causer des problèmes de circulation et de stationnement. Par ailleurs, les commerçants sont équipés pour une population, qui, en 1958, est d'environ 4000 habitants et la construction des Grandes Terres vont amener, en trois ans, 6000 habitants supplémentaires.

    Suivant leur programme, promoteurs et concepteurs ont prévu l'installation de boutiques et services sur le terrain même des Grandes Terres. Une nouvelle fois, ils innovent, car le centre commercial n'est pas, à l'époque 'monnaie courante' : regrouper des commerces de première nécessité dans un grand ensemble, c'est un pari à tenir.

 

   Trois hectares sont réservés pour le centre commercial. La construction sera, elle aussi, industrialisée : sur l'emprise générale des magasins est creusé un sous-sol. En superstructure, une structure industrielle (ossature métallique, bardage léger mais isolé, parois de verres très largement ouvertes sur un grand jardin central et une cour allongée) permettra l'aménagement de magasins accueillants. La clientèle circulera le long des vitrines, protégée par des auvents, sur une zone qui sera strictement réservée aux piétons. L'approvisionnement des différentes boutiques pouvant s'effectuer sans la moindre difficulté par une rue périphérique réservée à cet effet. Les habitants des Grandes Terres pourront aller chercher leur pain ou leurs croissants sans traverser de voie de circulation importante.

    Les magasins aménagés sur ce centre offrent à leur clientèle ce dont elle peut avoir besoin dans sa vie quotidienne : alimentation, habillement, équipement et décoration du logement, journaux et librairie, tabac, un service médical, des pharmacies, un bureau de poste, une banque, des bars, des restaurants, etc.

   

 

 

 

 

 

 

     Le grand patio carré était aménagé en espace vert et nombreux sont ceux qui ont pu admiré les plantations de tulipes ou de géraniums qui bordent le grand bassin créé au milieu des pelouses et des arbres.


    A l'origine, au-dessus de cette pièce d'eau, devait être construite une salle de spectacles polyvalente : structure métallique légère, toit et parois mobiles pour une adaptation au type de représentation, y compris le spectacle en plein air. Fait-il regretter son absence ? Je ne le pense pas, elle aurait coupé la perspective et le cadre de ce vaste plan de verdure et de fleurs dont l'ambiance était si plaisante tant pour les commerçants que pour leur clientèle
   Au milieu de la pièce d'eau, André Manera, maître d'ouvrage des Grandes Terres, avait choisi comme "Signal" de sa réalisation, une oeuvre d'André Bloc (1896-1966) sculpteur français qui avait une formation d'ingénieur. Il avait réalisé, en 1949, à l'occasion du centenaire du béton armé, une sculpture signal, d'inspiration abstraite. Certaines d'entre-elles ont été faites pour la nouvelle ville de Brasilia. (cliquez sur la miniature)

   Ultérieurement, un bowling est aménagé, car initialement, ce devait être une chapelle ( voir Saint Thibaut). La clientèle du bowling posa pendant un temps des problèmes aux résidents des Grandes Terres, notamment aux Squares des Sablons et des Villebenettes car elle avait en effet la mauvaise habitude de rejoindre la route de Saint Germain en traversant à moto ou à mobylette tonitruante les squares et ceci à des heures avancées de la nuit, en particulier les week-ends. C'est pour éviter ces nuisances que fut construite la clôture en treillage avec chicanes, le long de la rue périphérique du centre commercial.

 

le bowling

 A noter que le centre commercial, bien que faisant partie intégrante des Grandes Terres, est géré par par une société foncière indépendante de la gestion de l'ensemble des logements.

_ rénovation du Centre Commercial des Grandes Terres en 1995:
  Pendant plus de 30 ans le centre commercial gardera précieusement ce magnifique patio (que regrettent de très nombreux  magniterriens et...marlychois), mais dès le début de la décennie de 1990, de nouveaux critères "économiques" apparaissent et en juin 1995 les premiers travaux de "rénovation" commencent...(à compléter...avec photos si possible)..

 

juin 1995 début du creusement

fin du creusement

mise en place des banches

 

 

 

pose des planchers

début de la superstructure

"pose des poutres lamellées-collées"

 

 

 

montage des murs

pose de la toiture

 

durant ces opérations....le ravissant patio subissait....

 

 

les arbres décapités........

seul résiste le saule "pleureur"...

.hélas, à son tour, il est abattu...

 

 

 

 

 

_ réfection de la collecte des eaux pluviales du Centre Commercial des Grandes Terres:
  A la suite de très nombreuses inondations dans les ''réserves'' des magasins commerciaux situées dans les sous-sols, la société immobilière gérant le centre a entrepris des travaux importants sur les voies Nord et Est (photos) afin d'éradiquer de telles mésaventures...Ainsi au 3ème trimestre 2012, les habitants du Domaine des Grandes Terres ont pu apercevoir d'énormes engins de chantier entreprendre le creusement de deux tranchées ''blindées'' parallèles de 8m de profondeur et de 2m de largeur...la réfection des collecteurs des eaux pluviales du Centre Commercial venait de commencer..

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  9 - les écoles

   Aux deux extrémités 'sud' du fer à cheval que constituent l'ensemble des logements, furent construits deux groupes scolaires, permettant l'éducation des enfants, de la maternelle à la troisième. Pour compléter ce cycle d'éducation, un lycée devait être construit très rapidement car un arrêté du 24 mars 1960 en parlait déjà en précisant que les travaux devraient être terminés en cinq ans. Jusqu'au début des années de 1980, les écoliers étaient obligés de terminer leurs études et préparer leur bac au lycée Corneille de Beauregard à la Celle Saint-Cloud......(à compléter..). 

                       

     1 - L'école maternelle Saint-Exupéry fut inaugurée en 1957 en présence de nombreuses personnalités dont la nièce du célèbre aviateur et écrivain. Elle accueille également la première année les classes de primaire puisque l'école primaire et le gymnase n'ouvrent leurs portes qu'à la rentrée de 1958.

 

1962

1963

 

 

 

1968

 l'école maternelle en 2008

 

 

  L'école primaire de Saint-Exupéry est rénovée et agrandie en 1994-1995:

 

 

en 1994

après la rénovation et l'agrandissement

 

 

 

 

     2 - L'école maternelle 'Ramon' et son gymnase ouvrent en 1960 et le collège en 1961. Le groupe sera inauguré par le professeur Ramon, bien connu pour ses travaux médicaux et son invention en 1926 du vaccin antidiphtérique. Ce collège sera transformé en école primaire en 1967 puis en maison des associations en 1995.

En 2004, le bâtiment sera démoli  et remplacé par une maison de retraite médicalisée :

 

 

 

 

 

 

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  10 - l'église Saint Thibaut :

    Dans le plus petit village de campagne, il y a un clocher, une église, or les Grandes Terres rassemblent environ 6000 âmes. Le projet de construction ou d'aménagement d'une chapelle fut abandonné. Il n'est nullement question de le reprocher aux réalisateurs des Grandes Terres, d'autant moins que ce sont eux qui, en majeur partie, ont permis la construction de la chapelle Saint Jean, de l'autre côté du C.D.7. Compte tenu des projets de logements qui existaient déjà en 1960, tant à Marly qu'au Pecq, la construction d'une église dépassait largement le cadre des seules Grandes Terres, dont la population ne représentait que la moitié environ de celle qui en quelques années allait occuper l'ensemble du plateau.
   C'est pourquoi les premiers habitants des Grandes Terres, ainsi que ceux qui résidaient aux abords, soit dans le domaine de Granchamps, soit au nord du passage à niveau, mais aussi les Marlychois du village se lancèrent dans la construction de l'église Saint Thibaut. (cliquez sur les miniatures)

 

 

 

situation de l'église Saint Thibaut

église Saint Thibaut

 

 


   Bien que située administrativement sur le territoire de la commune du Pecq, l'Eglise Saint Thibaut est l'église des Grandes Terres. Saint Thibaut qui a donné son nom à l'église est d'ailleurs un enfant de Marly. La pose de la première pierre a lieu le 6 mai 1962 et l'église est consacrée le 12 avril 1964 par Monseigneur RENARD, évêque de Versailles.

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11 - la gestion des Grandes Terres :

  

    - Résumé historique:

  • 1. GERANT DES 10 SCIC (Société Civile Immobilière de Construction) : le promoteur (M. André MANERA)
    - SYNDIC PROVISOIRE, délégué du gérant (M. Raymond LE MAISTRE), responsable de l'application du règlement de copropriété établi par le gérant.
    - CONSEILS DE SURVEILLANCE formés de copropriétaires bénévoles élus dans chaque SCIC, donc chaque square (application du décret 54.1123 du 10/11/1954). Leurs, représentants forment le Conseil de Gestion pour assister l'Association Syndicale présidée par le gérant (La Régie Foncière de l'Ile de France étant l'organe exécutif) et la vérification des comptes de construction du gérant.
     
  • 2. ASSOCIATION DE BIENS IMMOBILIERS :
    - ASSOCIATION SYNDICALE LIBRE DES PROPRIETAIRES, créée le 26/12/56, pour la gestion des servitudes communes et des services communs.
    - CONSEIL DE GESTION formé de deux représentants de chaque Conseil de square pour contrôler la gestion de l'Association Syndicale.
    - CONSEILS DE SQUARE, comprenant les conseillers de surveillance élus des délégués d'escaliers.
    - REGIE FONCIERE DE L'ILE-DE-FRANCE, organisme privé chargé par le Syndic des tâches matérielles d'administration et de comptabilité.
    - Monsieur Raymond LE MAISTRE est nommé Président de l'Association Syndicale le 21 mai 1957 pour 6 ans et cesse ses fonctions le 31 décembre 1962.
     
  • 3. ASSOCIATION DE PERSONNES :
    - GESTION DIRECTE PAR LES COPROPRIETAIRES, à partir du 1er janvier 1963, dans le cadre de l'Association Syndicale libre et des Conseils de surveillance puis de gérance et de liquidation.
    - CONSEILS DE GERANCE ET DE LIQUIDATION après expiration des SCIC
    - certificat de conformité et d'habitabilité par le Maire, les assemblées générales de décembre 1966 ont approuvé les comptes définitifs et nommé aux fonctions de liquidateur le Conseil de Gérance.
    - les assemblées générales d'avril 1967 constatent le P.V. de réception définitive et que l'immeuble social est entièrement achevé et conforme aux statuts et au règlement de copropriété.
    - CREATION DE SYNDICATS COOPERATIFS DE COPROPRIETAIRES pour chaque square succédant aux Conseils de gérance et de liquidation.
    - CREATION DE L'UNION DES SYNDICATS DES GRANDES TERRES REGROUPANT LES DIX SYNDICATS (le square de Versailles ayant deux) succédant à l'Association Syndicale libre des propriétaires du Domaine des Grandes Terres de Marly le Roi, le 26 juin 1968.
     
  • 4. REGLEMENT DE COPROPRIETE établi par le gérant entre le 15 novembre 1957 et le 1er juin 1960, refait en 1970 pour une mise en harmonie avec la loi du 10 juillet 1965 et le décret du 17 mars 1967.
  • 5. LA GAZETTE - OFFICIEL DES COPROPRIETAIRES a paru pour la première fois en décembre 1959 avec le n°1, et en décembre 2007 parait le n°300, soit la fin de la 48ème année. A suivre.
     

 

   

    En 1958, un Conseil de Surveillance est créé légalement pour contrôler les comptes de la Société Civile Immobilière de Construction (SCIC) des Grandes Terres : il est constitué de personnes de la société Manéra, maître d'ouvrage. Après l'occupation du square des Sablons, ce personnel est remplacé par les propriétaires, porteurs de parts, et il en est de même pour les autres SCIC, une par square, au fur et à mesure des livraisons de square...

   Très rapidement ces propriétaires bénévoles, se rendent compte que la gestion telle qu'elle est prévue par des lois très anciennes (1811 et 1911) ne correspondent pas à leurs objectifs. L'idée qu'ils s'en faisaient ne se limitait pas à un simple contrôle financier d'un syndic, qui, ne vivant pas sur place, ne pouvait véritablement donner une âme à la Résidence, ni connaître d'une façon précise les desideratas des habitants : par exemple,  enrichir l'environnement dans les squares, créer et aménager dans le parc central des équipements sportifs voire des équipements sociaux. Pour eux, le simple contrôle ne suffisait pas ; la gestion avait un sens beaucoup plus large avec une prise de responsabilité plus grande. Prendre en main la réalisation de travaux importants et prévoir un plan pluri-annuel d'exécution, un budget en fonction de ce plan et aussi des dépenses à envisager pour l'emploi d'un personnel d'exécution, contrôler les dépenses à effectuer dans le cadre de ce budget.

   Ce projet est présenté et discuté avec André Manéra, qui bien que sceptique, accepte de jouer le jeu. la gestion, au sens large, est assurée par les propriétaires eux-mêmes. La Gestion Directe venait de naître et était, pour l'époque, une idée révolutionnaire...c'était une expérience à tenter.

   Mr Manéra crée la Régie Foncière de l'Île-de-France et un Conseil de Gestion, regroupant les pouvoirs des 9 SCIC des Grandes Terres. Mr Troude,  copropriétaire, premier Président de ce Conseil, estime que les pouvoirs de ce Conseil doivent être étendus...Son projet de statut coopératif de la copropriété, impliquant une participation plus grande des copropriétaires sera adopté par l'Assemblée Nationale en 1965.

 

   Aux Grandes Terres, les syndicats autonomes des 9 squares créent, en accord avec leurs assemblées générales, l'Union des Syndicats des Grandes Terres qui se substitue  alors à la Régie Foncière, celle-ci conservant cependant la gestion du centre commercial. Ainsi, le Président de l'USGT, secondé par le directeur de l'époque, Mr Matton, met  en place les différentes équipes de personnel et les structures administratives nécessaires.

   Le personnel d'exécution est salarié. Le Président et son Conseil estimaient, en effet, que pour le bon fonctionnement du système, le volontariat d'amateurs et de bénévoles ne pouvait être accepté, d'autant moins que les résidents qui avait leur travail à l'extérieur, ne pouvaient consacrer la totalité de leur temps de "loisirs" aux multiples tâches des Grandes Terres.

 

   Comment fonctionne la gestion aux Grandes Terres ? :
          - l'Assemblées Générale de chaque square, réunie une fois par an, élit leur Conseil Syndical, en principe un membre par escalier. Ceux-ci élisent leur Président Syndic et un Vice-Président. Ces élus constituent le Conseil de Gestion de l'USGT : chaque square ne disposant cependant que d'une voix lors des prises de décision. Les membres du Conseil de Gestion et des Conseils Syndicaux sont élus pour une période de trois ans et sont rééligibles dans le but d'assurer une certaine continuité dans les options choisies pour la gestion et la conservation du patrimoine de l'ensemble.

 

 

 

   - LES PRESIDENTS DE L'ASSOCIATION SYNDICALE LIBRE PUIS DE L'USGT (voir graphique)

       1. ASSOCIATION SYNDICALE sous la responsabilité du gérant, le promoteur Du 21 mai 1957 au 31 décembre
           1962 : M. Raymond LE MAISTRE, 5 ans 7mois

       2. ASSOCIATION SYNDICALE en gestion directe par les copropriétaires bénévoles

  • De janvier 1963 à décembre 1964 : M. Jacques TROUDE, 2ans
    De janvier 1965 à mi-octobre 1966 : M. Philippe VETILLARD, 1 an 9 mois
    De mi-octobre 1966 à juin 1968 : M. Bernard DENIS, 1 ans 8 mois

      3. UNION DES SYNDICATS DES GRANDES TERRES groupant les dix syndicats coopératifs de copropriétaires :

   - PRÉSIDENTS DE L'USGT (voir graphique)

  • De juin 1968 à mai 1971 : M. Jean-Jacques MARENCO, 3ans
    De juin 1971 à mai 1977 : M. André MICHAUD, 6 ans
    De juin 1977 à mai 1983 : M. Lucien REVERSAT, 6 ans
    De juin 1983 à mai 1992 : M. Jacques RICHARD, 9 ans
    De juin 1992 à mai 2001 : M. Jean-Claude LE GUILLOU, 9 ans
    Depuis juin 2001 : Mme Michelle BOYOT

                         (maj: 01/01/2018 - cliquez sur le graphique pour agrandir)


   - DIRECTEURS DES SERVICES DE GESTION DE L'USGT
(voir graphique)

  • De 1963 à 1977 : Mr. Fernand MATTON, 14 ans
    De 1977 à 1988 : Mr. Vernon MORGAN, 12 ans
    De 1988 à 1990 : Mr. Jean-Pierre VAN DER ELST, 2 ans
    De 1990 à 1994 : Mr. Bertrand PORTRON, 3 ans et demi
    De 1994 à 1995 : Mr. Jean-Michel BOUVERET, 1an et demi
    De 1996 à juiller 2016 : Mr. Francis VAILLANT plus de 20 ans
    Depuis le 1er août 2016 : Mr Richard DEJOS

(maj: 01/01/2018 -cliquez sur le graphique pour l'agrandir)

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12 - les grands noms "des Grandes Terres"  
( texte de Chantal François : Gazette n° 285 - décembre 2003)

    LE CORBUSIER :
 Architecte, urbaniste, théoricien et peintre, français d'origine suisse.
 C'est la "muse" qui inspire le concept des Grandes Terres en exprimant dans sa "charte d'Athènes" écrite en ? :
 "les quartiers d'habitation doivent occuper désormais dans l'espace urbain les emplacements les meilleurs, tirant partie de la topographie, faisant état du climat, disposant de l'ensoleillement le plus favorable et de surfaces vertes opportunes"

  MARCEL LODS  (1891-1978) * :
 Architecte urbaniste français
Il plante le décor en découvrant le terrain au cours d'une promenade à vélo :
 "Sur une croupe dénudée supportant quelques maigres cultures, dépouillée depuis l'occupation de la plus grande partie des trop rares arbres qu'elle possédait, ne comportant, comme constructions, qu'une maison d'habitation sans intérêt particulier et quelques bâtiments de ferme sinon tous ruinés tout au moins en très mauvais état, le tout d'une valeur esthétique nulle, mais le site était magnifique et la croupe calcaire dominait d'une cinquantaine de mètres la vallée de la Seine".
 Il écrit le scénario en établissant un premier projet de construction au concours du ministère de la reconstruction et de l'urbanisme destiné à faciliter l'industrialisation du bâtiment.

 


 "Un espace libre au centre aménagé en parc avec trois jardins à la française, pour 8000 habitants dans des bâtiments à 90 mètres les uns des autres avec deux types de logement : Babylone, disposant d'une loggia de 15 mètres carrés et Sémiramis doté d'un véritable jardin suspendu d'une surface de plusieurs dizaines de mètres carrés dont la hauteur est le double de celle de l'appartement".
 Suite au veto de la commission des sites ne tolérant pas de bâtiments de plus de 15 mètres de haut dans ce site exceptionnel, il développe un deuxième projet profitant de la loi votée en 1953 par le ministre Pierre Courant et visant à faciliter l'accès à la copropriété par des prêts à faible taux d'intérêt pour la construction de Logécos :
 "Sur un terrain de forme triangulaire, 1490 logements sont répartis en 27 immeubles de part et d'autre d'un grand parc central sur lequel sont disposés des terrains de sport.18 immeubles longs orientés est-ouest, ponctués à leurs extrémités de 9 immeubles courts orientés nord-sud, délimitent ainsi 9 jardins. Sur la base du triangle seront construits un centre commercial et deux écoles. La desserte des immeubles est entièrement piétonnière, le stationnement des voitures se faisant à à la périphérie".

Ce grand architecte construisait de grands ensembles non seulement pour les autres... mais également pour lui..
Texte (Jardin des Arts nov.1966) de Mr Ragon :
 "on imagine mal qu'un architecte vive dans un grand ensemble. Les grands ensembles ont si mauvaise réputation que beaucoup seraient tentés de voir dans le grand ensemble le même type d'architecture faite pour les autres, mais pas pour soi-même.
Marcel Lods, qui est un des pionniers de l'architecture moderne en France, notamment dans le domaine du logement populaire, puisqu'il a réalisé en 1933, avec Beaudoin, la cité de la Muette à Drancy, n'a pas hésité, à près de 70 ans, à vivre jusqu'au bout l'expérience du grand ensemble, en abandonnant son logement parisien pour s'installer aux Grandes Terres, à Marly le Roi (vers 1960)

Dans cet ensemble, Marcel Lods occupe avec sa femme un petit appartement 'standart' de 57 mètres carrés. Dans le living-room, un grand piano à queue prend presque que toute la place. On y remarque aussi une lampe japonaise et une photo d'une maison très moderne isolée dans une forêt (1).
La cuisine, très aérée, est pourvue d'une fenêtre intégrale qui donne sur le mont Valérien et le C.N.I.T.(La Défense). La chambre, avec un mur de livres au-dessus du lit, parmi lesquels toute une collection des Cahiers Verts, ouvre sur une autre pièce, qui est l'atelier de Marcel Lods, minuscule atelier où il fait ses recherches, où il dessine dans le calme, emportant le lundi ses projets à son agence parisienne, dans le XVIIème arrondissement
Le petit bureau à deux grandes fenêtres, donnant sur les Grandes Terres, avec Paris dans le lointain. Les deux tables à dessin son près des fenêtres. Deux cloisons sont occupées par des rayonnages de livres. On y voit les oeuvres complètes de Molière, de racine, de Balzac et de Le Corbusier

(1) : il s'agit de la maison de vacances que Marcel Lods a construite pour lui-même près de Grasse, maison d'une surface également modeste (84 mètres carrés) constituée d'une ossature métallique et de contre-plaqué.

(*) : Architecte D.P.L.G. - Architecte en Chef des Bâtiments Civils et Palais Nationaux - Membre du Comité d'Urbanisme et d'Architecture du Conseil Supérieur de l'Aménagement du Territoire - Architecte Urbaniste.
Professeur à l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts et à l'Ecole Nationale des Ponts-et-Chaussées.
Avec Le Corbusier, il représente la France aux travaux du C.I.A.M. (Congrès Internationaux d'Architecture Moderne) qui regroupent 27 pays. A ce titre, il participe à la rédaction de la Charte d'Athènes qui, en 1931, définit les principes d'un nouvel urbanisme, d'une architecture plus humaine.
Il est partisan convaincu de l'industrialisation du bâtiment.
Les Grandes Terres ont été parmi les premières mises en application de cette idée : préfabrication en usine d'éléments, de 'composants' du bâtiment et assemblage sur place.

 

 

 

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 Jean-Jacques HONEGGER :
    Architecte urbaniste suisse
    Il arrive en "mécène" et, séduit par le projet, il décide avec son frère Pierre, d'avancer la somme nécessaire au règlement du premier acompte, tout en devenant, bien entendu, associé et se charge aussi de mener à bien l'affaire sur le plan financier :
 "C'est un très beau projet, plan d'ensemble de grands bâtiments et de tours, et appartements avec jardins suspendus, vraiment un très beau projet".
   Puis, il devient "acteur" en travaillant principalement sur les plans d'appartements du deuxième projet :
 " Dans les immeubles longs, il y a quatre appartements par palier avec une orientation simple, alors que dans les immeubles courts, il n'y a que deux appartements par palier avec une orientation triple. Les pièces de séjour s'ouvrent sur un balcon".
   Enfin il est le "créateur" en mettant au point, avec l'ingénieur Robert CRETEGNY à Casablanca, le système HA (Honeger Afrique) qui a servi à la fabrication du centre commercial, réalisé également à l'instigation de Marcel LODS (Mr CRETEGNY sera affecté à la direction du chantier) : 
 "Dalles normalisées en caisson de béton vibré dans des moules à démoulage immédiat, portés par des piliers et des murs de refend".

 


   André MANERA :
   Comptable puis agent immobilier né en suisse
C'est "Le Promoteur" : il frète des autocars depuis la porte Maillot pour convaincre les acheteurs éventuels, et surtout il constitue la Société Civile Immobilière de Marly pour regrouper  les capitaux nécessaires à la réalisation immobilière, aidé dans sa tâche par son associé, Robert FOUILLET, juriste et financier : 
  "La construction en vue de location est réservée, en fait, aux organismes publics ou semi-publics...La construction d'immeubles de rapport, elle, est morte. Le législateur l'a tuée entre les deux guerres en bloquant des loyers...C'est donc l'accession à la propriété qui doit prendre le relais et assurer l'entretien, le renouvellement et le développement de notre patrimoine immobilier".
 Il "met en scène" le chantier avec des réunions régulières qui assurent un suivi permanent dans le respect de l'esprit des concepteurs :
 "La copropriété donne à l'homme le bien-être et le confort, le calme, l'air, le soleil et la beauté auxquels il aspire, et cela sans le couper de la communauté. Elle l'y intègre au contraire, et qui sait, par l'occasion qu'elle lui donne de connaître à petite échelle les problèmes de la vie en société, peut-être le prépare-t-elle à être un meilleur citoyen ?".

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   André BLOC :
    Sculpteur
 C'est l'artiste du "signal", structure métallique en laiton, cuivre et acier inoxydable s'élevant à 13 mètres sur la pièce d'eau du patio aujourd'hui disparu du centre commercial :

 "Cette oeuvre d'art représente le 1% artistique, bien que non compliqué alors, du premier centre commercial en France, étudier de façon à abriter deux commerces dans chaque corps de métier sur une surface de vente de 5000 mètres carrés".

 

 Et encore :
 Il est difficile de citer tous les noms des intervenants dans la réalisation d'un projet si important ! Toutefois, quelques noms méritent encore d'être rappelés :
 Emile BIGEAULT, Président Directeur Général des établissements NESSI-BIGEAULT et SCHMITT, spécialiste du chauffage rayonnant, premier président et principal actionnaire de la Société Civile Immobilière de Marly le Roi avec André MANERA et Pierre HONEGGER.
 Jacque BEUFE, architecte pour la direction des études, précieux assistant des architectes concepteurs pendant toute la durée du projet.
 Les frères Xavier et Luc ARSENE-HENRY, architectes dessinateurs du premier projet, et qui signent aussi le projet définitif aux côtés des architectes déjà nommés.
 Messieurs ESQUILLAN et PONTEVIA des entreprises BOUSSIRON, qui ont réalisé le gros oeuvre des Grandes Terres.

 Conclusion
 En 1967, Maurice BESSET, conservateur au musée d'art moderne de Paris, concluait sa description des Grandes Terres :
 "Malgré un plan-masse schématique et l'uniformité du gabarit à cinq niveaux, Marly, pour la qualité de ses équipements collectifs et sportifs, ainsi que pour la solution donnée au problème des circulations, reste un des meilleurs ensembles d'habitat réalisés en Europe depuis la Guerre".

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13 - LA CHARTE D'ATHENES  (1931-1933) rendue public en 1941:

    1 - les quartiers d'habitation doivent occuper désormais dans l'espace urbain des emplacements les meilleurs, tirant parti de la topographie, faisant état du climat, disposant de l'ensoleillement le plus favorable et de surfaces vertes opportunes.

     2 - la détermination des zones d'habitation doit être dictée par des raisons d'hygiène.

     3 - les densités raisonnables doivent être imposées selon les formes d'habitation proposées par la nature même du terrain.

    4 - un nombre minimun d'heures d'ensoleillement doit être fixé pour chaque logis.

    5 - l'alignement des habitations au long des voies de communication doit être interdit.

    6 - il doit être tenu compte des ressources des techniques modernes pour élever les constructions hautes.

    7 - les constructions hautes, implantées à grandes distances l'une de l'autre, doivent libérer le sol en faveur de larges surfaces vertes.

    8 - tout quartier d'habitation doit comporter désormais la surface verte nécessaire à l'aménagement rationnel des jeux et des sports des enfants, des adolescents, des adultes.

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14 - les grands travaux réalisés après la construction 
:

    1 - (1973-1974) - 1ère rénovation de la chaufferie centrale
        
 - coût de 3 MF ( 15,5MF -> 2,3MEuros_2007):

    2 - (1987-1989) - réhabilitation des façades, terrasses et pignons 
         - coût total = 67 MF ( 99 MF -> 15 MEuros_2007)
 

    3 - (1987-1988) - modernisation de la réception centralisée des programmes TV et Radio  :
         - coût total = 2 MF ( 2,96 MF -> 0,45 MEuros_2007)
 

    4 - (1992-1996) - rénovation du réseau de distribution de l'eau chaude sanitaire
         - coût total de 17,9 MF ( 22,8 MF->3,5 MEuros_2007)

    5 - (1995-1996) - aménagement des bureaux de l'USGT 
         - coût total = 1,9 MF ( 2,3 MF -> 0,35MEuros_2007)

    6 - (1999) - 2ème rénovation de la chaufferie centrale
          - coût total = 47,2 MF ( 54,4 MF -> 8,3 MEuros_2007)

    7 - (été 2000 et été 2001) - rénovation du réseau primaire de chauffage   
          - coût total = 2,3 MF ( 2,6 MF -> 0,4 MEuros_2007)

    8 - (2002) - rénovation des sous-stations
         ( interface entre le réseau primaire et les réseaux secondaires de chauffage et de l'eau chaude sanitaire)
:
           - coût total  = 491 000 Euros ( 3,2 MF _ 2002 -> 538 000 Euros_2007)

    9 - (2002/2005) - aménagement en vue de la collecte sélective des déchets ménagers  
          - coût de l'aménagement des S/S  = 672 000 Euros ( 4,4 MF _ 2002 -> 735 000 Euros_2007)
          - coût du site de transit  = 80 000 Euros ( 0,5 MF _ 2005 -> 82500 Euros_2007)

    10 - ( sept 2006 à déc.2007) - organisation des accès des immeubles OAI     
          - coût total = 506 000 Euros ( 3,3 MF_2006)

    11 - (été 2008) - remplacement de 1200 volets détruits par l'orage de grêle du 19 juin 2007    
          - coût total = 520 000 Euros (remboursé par les assurances)

(cliquez -> pour avoir la suite des grands travaux réalisés aux Grandes Terres)

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